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Chroniques de la Nouvelle Lune
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yoruichi



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MessagePosté le: Mer 17 Aoû 2011 - 11:26    Sujet du message: Chroniques de la Nouvelle Lune Répondre en citant

Revue du message précédent :

Quoi d'autre qu'un jouet ? Razz
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MessagePosté le: Mer 17 Aoû 2011 - 11:26    Sujet du message: Publicité

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Jo3y
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MessagePosté le: Mer 17 Aoû 2011 - 11:29    Sujet du message: Chroniques de la Nouvelle Lune Répondre en citant

Ah! oui effectivement on en peut pas espérer autre chose :D
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Capa-chan
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MessagePosté le: Mer 17 Aoû 2011 - 12:30    Sujet du message: Chroniques de la Nouvelle Lune Répondre en citant

Eh ho les frangins,c'moi qui l'ai crée,c'est mon nouveau jouet (et cui d'Hasu ),jvous le prête pas ,vous allez trop l'amocher XD
(ptetre aussi faire un nouveau jouet coté vampire o/)

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Baka Ranger Pink!



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yoruichi
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MessagePosté le: Mer 17 Aoû 2011 - 20:08    Sujet du message: Chroniques de la Nouvelle Lune Répondre en citant

Ouais mais c'est un dragon, donc ça va devenir mon jouet *-*
Moi j'veux du sexe , du sang , des crasses et des coups bas !!! :D
_________________


‎"Quand je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être quand je serais grand... J'ai écrit "Heureux !"... Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie.”
(John Lennon)


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Hasunohana
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Localisation: En train d'essayer d'expliquer la vie à Huan ! xD

MessagePosté le: Jeu 18 Aoû 2011 - 11:00    Sujet du message: Chroniques de la Nouvelle Lune Répondre en citant

On se calme, les gosses ! xD

Comme l'a dit Capa, Val' est SON joujou, pas touche les affreux ! 8D

Pour ce qui est (je cite
) "du sexe , du sang , des crasses et des coups bas" (fin de citation),  on sa rassure, ça va venir ! 


P.S : Il se pourrait qu'un certain lézard vert apprenne à Val' quelques trucs de Dragon... Mais ça, c'est au prochain épisode ! intello

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Hasunohana
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MessagePosté le: Mar 30 Aoû 2011 - 10:14    Sujet du message: Chroniques de la Nouvelle Lune Répondre en citant

Et le prochain épisode, le voici ! 8D



Chapitre 11 : Entrechats ténébreux
 
 
 
Une éclatante pleine Lune trônait dans un ciel étrangement fade. Les étoiles semblaient refuser de briller avec autant d’intensité que de coutume. Comme si elles craignaient quelque chose.
Cependant, la seule lueur de l’astre nocturne suffisait à éclairer cet entrelacs de petites ruelles que les réverbères hors d’état avaient abandonné aux ombres. Ces successions d’impasses et de croisements sans queue ni tête n’avaient rien de bien rassurant, avec leurs empilements de cartons et de déchets en tout genres. Et pourtant…
 
C’était bien la frêle silhouette d’une femme qui marchait sur les pavés brisés, presque inexistants après toutes ces années, ses talons claquant à un rythme soutenu et régulier. Dissimulée sous une légère cape d’un noir si intense qu’il aurait fait passer un corbeau pour une colombe, cette apparition irréelle cheminait avec une détermination telle qu’il était clair qu’elle savait parfaitement où elle allait.
Néanmoins, dans ces quartiers malfamés, il n’est pas rare de croiser quelques personnes mal intentionnées guettant d’innocentes victimes… Un homme de grande stature, taillé comme une armoire à glace, surgit de l’ombre d’un cul de sac pour saisir le bras de la femme, qui se retourna si vivement que son capuchon retomba sur ses épaules, dévoilant une longue chevelure lisse et fluide d’un ébène profond, ainsi qu’un fin visage aux traits nets et racés. Fier de sa prise, l’agresseur ne se doutait pas un instant que dans la seconde qui allait suivre, il allait passer du statut de prédateur à celui de proie.
Car en l’espace d’un instant, infime, elle dégagea son bras de l’énorme main, et lui assena un coup de pied magistral dans la panse, avant de porter sa main sur sa gorge, le forçant à se redresser. Des yeux en amande d’un bleu givre intense se fichèrent dans ceux, hagards, de son adversaire du moment, bien piètre, il était vrai. Un sourire narquois étira les pâles lèvres de la demoiselle, qui lâcha dans un souffle :
 
- Eh bien… Les manières des Humains n’ont guère changées, à ce que je vois. Quel dommage… Après un sommeil de mille six cents vingt ans, j’avoue que j’avais espéré mieux. Mon cher ami… Vous êtes en veine, ce soir. Je n’ai plus faim. Mais cela signifie juste que je ne vous dévorerai pas, non que je vous laisserai la vie sauve !
 
Aussitôt ses paroles achevées, elle leva sa main libre, doigts tendus vers les nuées, paume tournée vers elle, et le malheureux homme vit les ongles s’allonger pour devenir de solides griffes de cinq ou six centimètres. Puis, d’un geste leste et si vif qu’un œil mortel n’aurait rien perçu, leur propriétaire trancha la gorge de l’Humain, qu’elle laissa s’écrouler au sol en un bruit mat. Satisfaite, elle le regarda agoniser, alors qu’elle léchait le sang qui s’était déposé sur ses doigts.
            Lorsque sa victime eut rendu son dernier soupir, la jeune femme se détourna du cadavre encore tout chaud et s’éloigna d’un pas plus tranquille, moins empressé. C’est avec un grand sourire sur ses lèvres rendues écarlates par le sang qu’elle songea à haute voix :
 
- Et maintenant, allons rendre une petite visite à ma sœur.
 
 
~
 
Non mais franchement, comme si nous n’avions pas assez d’un seul Dragon ! A lui tout seul, Yllgen avait déjà coûté une véritable fortune en réparations diverses. Sans compter tout le temps que j’ai moi-même dû passer à effectuer lesdites réparations, parfois. Alors là, c’était non ! On ne garderait pas cet hybride avec nous, hors de question !...
Malheureusement pour moi, ma Reine était d’un autre avis :
 
- Ecoute, Valandil… Je ne peux pas te laisser repartir sans rien dire alors que tu viens de démolir tout un mur de mon manoir. D’autant que ce n’est pas franchement le moment pour qu’on vienne nous poser d’autres problèmes ! En contre- partie, tu vas rester ici, pour le temps que je jugerai bon.
 
Pas franchement rassuré, le Demi-Elfe gardait ses prunelles écarlates sur le sol, les mains dans le dos, refusant obstinément de lever les yeux sur Melian, assise dans l’un de ses fauteuils de bois préféré, qui ressemblait à un trône sans en être vraiment un. Comme de coutume, je me tenais à sa droite, debout, sans piper mot. Aerin, quant à elle, était debout à la gauche de Valandil, et se contentait d’écouter sa mère, un léger sourire aux lèvres. Niniel était allée rejoindre sa sœur, qu’elle n’avait guère eut le temps de saluer avec tout ce foutoir… Les garçons ? Oh, Yllgen devait préparer un mauvais coup quelque part, et Alaric était sûrement occupé à se demander comment désobéir à sa mère et fourrer sa truffe dans nos affaires. Bref !
 
- Mon cher, tu apprendras à bouger comme un Dragon avec mon fils, Yllgen. Va savoir pourquoi, il a hérité du sang de lézard de son arrière grand-mère… Pour ce qui est du protocole et des lois en vigueur ici, tu verras ça avec Aerin. Ah, et histoire de régler ta dette, et comme tu as dérangé son entraînement à l’art de la magie, tu seras à son service. La moindre contestation et tu feras encore moins long feu que l’une des nombreuses garces que s’envoie mon fils aîné, compris ?
- Oui, votre altesse…
- Bon ! Allez, emmène-le ailleurs, Aerin, je ne veux plus le voir avant ce soir ! »
 
La jeune Louve obéit à sa mère et entraîna Valandil hors de la salle, nous laissant seuls tous les deux. Je poussai un faible soupir… Qu’elle entendit, évidemment. Suis-je stupide, elle a une aussi bonne ouïe que moi !
 
- Quelque chose ne va pas, Huan ?
- Non, tout va bien.
- Bien sûr, et Lestat et Lyn vont devenir végétariens et se nourrir d’asperges, aussi ! Qu’est-ce qu’il y a ?
- Je pensais juste que nous n’avions pas besoin de ce Dragon.
- Semi.
- Bon, un Semi, si tu veux ! Franchement, ça ne change rien au fait qu’il est maladroit, inexpérimenté, et qu’il va nous attirer plus d’ennuis que d’avantages. Je ne te suis pas, qu’est-ce que tu veux en faire ?
- Mon chéri, je crois que seize ans d’écart, même pour des Immortels, c’est parfois un fossé ! plaisanta-t-elle. Ecoute, jusqu’à maintenant tu m’as fait confiance, non ?
- Evidemment.
- Alors continue et arrête de te prendre la tête !
- En gros, tu es en train de me dire : Sois mignon, tais-toi, et couche-toi là quand je te le dis ! C’est ça ?
- Non, bien sûr que non. Quoique l’idée soit alléchante… Hum, ne m’écoute pas ! Ce que je veux dire, Huan, c’est que tu as tendance à t’inquiéter pour un oui ou pour non. Tout ira bien, je te le promets.
- Dis-moi au moins que tu sais exactement ce que tu comptes faire de ce petit. Prouve-moi que tu ne fais pas qu’improviser.
- Mais si je te disais ce que j’ai prévu pour lui, ce ne serait plus drôle ! Sois patient, ça viendra. Crois-moi, je maîtrise parfaitement la situation. Par contre… Il y a une chose que je ne contrôle pas vraiment, à mon grand regret…
- Ton appétit sexuel hors normes ? lâchai-je avec sourire en coin.
- Non, mon fils ! Fais-moi le plaisir de garder un œil sur Alaric, quand tu ne seras pas avec moi. Quelque chose me dis qu’il ne va sûrement pas m’écouter.
- Tu crois qu’il oserait descendre voir Cëlemiria ?
- Non, je ne pense pas, mais sait-on jamais. Il est horriblement têtu…
- On se demande de qui il peut bien tenir ça, dis donc…
- Pas de commentaires ou tu te passes de galipettes pour un mois !
- Tu tiendras un mois, toi, peut-être ? »
 
J’avais soufflé ces mots en me penchant vers elle, mon visage si près du sien que je n’aurais eu qu’à tendre les lèvres pour toucher les siennes. Melian passa ses bras autour de mon cou et m’embrassa si langoureusement que j’avais été très tenté d’aller fermer la porte à clef pour profiter un peu d’elle ici, mais… Un fauteuil, c’est pas franchement confortable lorsqu’il s’agit d’une partie de jambes en l’air ! La Souveraine rompit notre baiser et s’écarta, s’adossant sur l’accoudoir opposé en sifflant :
 
- Être aussi attirant devrait être interdit !...
- Je vais prendre ça pour un compliment.
- Encore heureux !... Trêve de plaisanteries, il y a quelque chose que j’aimerais que tu fasses.
- Quoi donc ?
- Va sur le continent et piste cette odeur. Dit-elle en me tendant un morceau de tissu noir déchiqueté, visiblement un reste de cape. Ne prends aucun risque, contentes-toi d’observer de loin et reviens me faire un rapport sur ce que tu auras vu.
- D’accord. Je pars maintenant ?
- Oui, et fait en sorte que personne ne te voit quitter le manoir, et encore moins l’île.
- Ce se sera un vrai jeu d’enfant.
- Ah, et Huan… Sois prudent. Je ne sais pas sur quoi tu risques de tomber. Je veux te retrouver en vie et entier.
- Ne t’inquiète pas, Melian. Je ne suis pas ton garde du corps pour rien. Je reviendrais vite. La rassurai-je en l’embrassant doucement.
 
 
~
 
S’il y a bien une chose que je déteste, ce sont les bateaux ! Chaque traversée me rend malade comme un chien… Au sens propre du terme comme au figuré. Aussi, quelle joie de pouvoir sentir de nouveau la terre ferme sous mes pieds ! Je saluai le capitaine du modeste voilier qui nous servait à rejoindre le continent, et sortis le bout de tissu de ma poche. Quand bien même j’étais sous mon apparence humaine, j’avais tout de même un flair bien au dessus de la normale.
Lorsque j’eu bien mémorisé cette odeur, je rangeai l’étoffe et pris ma forme lupine, levant légèrement le museau. Je n’eu aucun mal à repérer la piste que je devais suivre, et m’élançai après elle.
 
Un Loup de près de deux mètres au garrot, ça ne passe pas inaperçu, comme vous devez vous en douter. C’est pourquoi je décidai de continuer ma course sur les toits de cette grande ville portuaire, qui dormait profondément à cette heure tardive. La trace olfactive que je remontais à vive allure ne me posait aucune difficulté particulière.
 
Alors que je me rapprochai de plus en plus de la source de cette piste, je pilai net sur le bord du toit de ce qui devait être un hôpital, vu l’odeur qui s’en dégageait (odeur qui me fit froncer les narines, d’ailleurs). Oreilles dressées, je laissai mon regard se porter sur un autre quartier de la cité, une zone industrielle. C’est là-bas que je devais aller. Néanmoins… Il y avait quelque chose qui n’allait pas. Ces environs empestaient le Vampire. Or, ces suceurs de sang ne vivent que très rarement en grande communauté, ils restent plus volontiers en couple ou en famille, voire seuls. Cela ne présageait rien de bon…
C’est donc plus prudemment que je me remis en route.
 
Je finis par arriver devant une grande fabrique désaffectée, au bord du fleuve qui traversait la ville de part en part. Aucun doute, c’était là. Histoire d’être plus discret, je me transformai en Humain et fis le tour du bâtiment, cherchant une quelconque ouverture qui ne soit pas une porte, derrière laquelle on ne sait jamais ce qui nous attend vraiment. Heureusement pour moi, les anciennes usines comme celles-ci sont truffées de trous en tout genre ou de fenêtres brisées, par lesquels on peut facilement se glisser. J’y entrai donc par un carreau manquant, me réceptionnant sur le sol de béton poussiéreux aussi silencieusement que possible, puis allai me cacher derrière un empilement de vieilles caisses en bois à moitié rongées par le temps et les insectes.
C’est alors que des voix me parvinrent assez distinctement. D’après ce que je pouvais entendre et sentir, il devait y avoir une dizaine de Vampires et peut-être une quinzaine d’Humains. Difficile de me prononcer avec précision. J’entendis la voix d’une femme qui ne semblait pas contente du tout de la situation s’élever :
 
- Mais vous êtes complètement inconscients, ma parole ! Comment est-ce que vous avez pu être aussi stupides ?! Vous deviez aller récupérer un artefact, pas réveiller cette garce ! Nous aurons l’air fin si elle se mêle de nos affaires…
- Voyons, n’exagérez-vous pas les faits ? Ce n’est jamais que…
- Non, je n’exagère pas ! Elle est pire que sa sœur… Car, si cette dernière conserve un minimum de sentiments humains, ce n’est pas son cas, à elle ! Si on meurt, ce sera de votre faute !... Ce que nous tentons est déjà suffisamment risqué comme ça, crétins congénitaux !
- Nous devons avant tout nous préoccuper de la suite de notre plan, Christabella. Intervint la voix d’un homme. Serindë est trop imprévisible pour que nous puissions déterminer à l’avance quel sera son comportement. Concentrons-nous sur nos objectifs et sur rien d’autre.
- Tu as raison, Damien. Alors, avez-vous au moins cet artefact, espèces de casse-croûtes ambulants ?
- Oui, bien sûr, Madame.
 
Avais-je bien entendu ?... Serindë ?... Mais, ce n’était pas le prénom de…
 
- Eh toi, qu’est-ce que tu fiches ici ?
 
Par les Enfers, repéré ! Avant même que je n’ai le temps de comprendre ce qui se passait, je fus encercler par une bande de sous-fifres Humains qui m’avaient fait reculer jusqu’à ce que je me retrouve le dos collé contre le mur. Une grande femme aux longs cheveux d’un blond lumineux qui tombaient en de souples boucles au creux de ses reins ainsi qu’un homme assez imposant au courts cheveux noirs vinrent voir de plus près ce que leurs hommes avaient bien pu trouver. Autrement dit, moi. Ces deux-là étaient des Vampires, aucun doute. Les autres sangsues se trouvaient en retrait, assis sur les structures métalliques délabrées, adossés aux parois effondrées… Ces deux-là paraissaient être les chefs, je déduisis donc qu’il devait s’agir de Christabella et de Damien.
Cette dernière écarquilla les yeux en voyant enfin nettement mon visage, avant d’éclater de rire :
 
- Ce n’est pas vrai, Huan Vrana ! Mes chers amis, nous avons une visite de marque. Voici le garde du corps de cette chère Melian ! Et il est venu se jeter droit dans la gueule du loup, si je puis dire.
- Laisse les loups là où ils sont, espèce de cadavre ambulant ! crachai-je entre mes dents serrées.
- Oh, et tu comptes me faire quoi ? Tu n’es qu’un petit louveteau perdu, ici !
 
Eh bien j’allais me faire une joie de lui prouver le contraire. Vif comme l’éclair, je m’élançai en avant, enfonçant mon genou dans le ventre du premier Humain, brisant la jambe du second qui arrivait déjà sur moi d’un coup de pied bien placé. Puis je me décalai d’un bond sur le côté, esquivant ainsi de justesse une dague lancée avec une précision impressionnante, je dois bien l’avouer, qui siffla à mon oreille.
Maintenant que je me trouvais en terrain un peu plus dégagé, je pus prendre ma forme de Loup. Sitôt fait, je me jeter sur les hommes, égorgeant certains, broyant d’autres entres mes puissantes mâchoires. C’est alors que je tentai de m’abattre sur l’un des meneurs que je sentis qu’on m’avait passé une chaîne autour du cou façon lasso de western. Allons bon, il en fallait plus pour me retenir ! Je saisis les maillons d’acier entre mes crocs et tirai un coup sec, attirant à moi le suicidaire qui avait essayé de m’enferrer, enfonçant mes canines dans la chair de son torse, sa cage thoracique craquant sous la pression. Le sang coulait sur ma langue et roulait dans ma gorge, me poussant de plus en plus dans une espèce d’ivresse sanglante. Je n’eu qu’à m’ébrouer pour me débarrasser de mon entrave devenue inutile sans propriétaire.
Cependant, j’avais beau être expérimenté, et un expert des combats qui semblaient désespérés, j’avais encore suffisamment de sang-froid pour constater que c’était perdu d’avance. Aussi résolu-je de prendre la poudre d’escampette avant que les autres Vampires ne décident d’entrer dans la danse.
 
Je filai vers la première sortie que je vis, et ouvris la lourde double porte métallique d’un solide coup d’épaule alors que j’entendais la dénommée Christabella hurler derrière moi :
 
- Ne le laissez pas s’enfuir, abrutis !
 
Trop tard, ma grande ! Une fois à l’extérieur, je pris la direction du fleuve, et sans plus réfléchir, plongeai tête la première dans l’eau.
 
 
~
 
Ce n’est que le lendemain matin que je revins à moi. Allongé sous ma forme humaine et sur le ventre, sur ce qui était visiblement une plage de galets. Bon, au moins je ne serais pas plein de sable ! Je tentai de me relever, mais sentis une vive douleur sur mon flanc gauche. Je me contentai donc de me tourner sur le dos, et portai la main sur la source de mon mal. En la ramenant devant mon visage, je vis que mes doigts s’étaient teintés de sang. Mon sang. Dans l’agitation du combat et sous le coup de l’adrénaline, je n’avais même pas remarqué que j’avais été blessé. Serrant les dents, je m’assis et jetai un œil sur cette affaire, soulevant ma chemise qui était dorénavant plus écarlate que blanche. La plaie était fine mais profonde, et allai du haut de ma hanche jusqu’au milieu de ma poitrine, à peu près. Bon, ça aurait pu être pire.
 
- Melian va me tuer !... songeai-je à haute voix.
 
A propos de ma Reine… Je devais rentrer au plus vite au manoir. Vu mon état, je n’étais sûrement pas capable de supporter une nuit de plus dans cette ville, qui abritait manifestement des Vampires aux intentions pas très claires.
C’est donc avec un gémissement étouffé par un juron que je me relevai, le bras appuyé contre ma blessure pour éviter que je ne me vide de mon sang. Et en avant marche, j’avais du chemin à faire !...
 
 
~
 
Une fois de retour au manoir, je racontai tout à Melian dans les moindres détails alors qu’elle jetait un œil à ma plaie, m’ayant traîné dans sa chambre pour nous installer sur le lit. Elle resta étonnamment silencieuse durant tout le temps où je parlais, s’appliquant à panser ma blessure avec précaution. Si bien que je finis par m’inquiéter un peu :
 
- Quelque chose ne va pas, Melian ?
- Non non, je réfléchis. Cette histoire devient de moins en moins compréhensible ! Tu es sûr qu’ils ont dit Serindë ?
- Certain.
- Mais qu’est-ce qu’ils ont été foutre chez ma sœur ?...
- C’est donc bien de ta sœur jumelle qu’ils parlaient ?
- Il semblerait, oui. Tu te souviens d’elle ? Tu avais quatre ans, je crois, quand elle a décidé de se retirer du monde.
- Vaguement, oui. Honnêtement, elle me faisait peur.
- Oh, pauvre chéri ! plaisanta-t-elle en me caressant la joue. Elle est un peu froide, mais elle ne t’a jamais fait le moindre mal, que je sache, non ?
- Non, mais essaie d’imaginer l’effet qu’elle peut faire sur un gosse de quatre ans !
- N’empêche qu’elle ne t’aurait jamais fait de mal. En attendant, si elle est réveillée, on peut s’attendre à ce qu’elle nous rende visite. Ce sont mes enfants qui vont avoir une sacrée surprise !
- Si tu ne leur en as jamais parlé, il y a des chances, oui ! Et puis ta sœur aussi, elle va se rendre compte qu’elle est tante de trois petits monstres… lâchai-je avec un sourire en coin.
- Tu sais que quelque part tu es leur beau-père, en ce moment ?
- Parce que tous les hommes que tu as mis dans ton lit étaient leur beau-père, peut-être ?
- Eux, non. Toi, oui. Souffla-t-elle en s’asseyant à califourchon sur mon bassin.
 
Ma Souveraine fit glisser ses doigts sur ma peau, le long de mon ventre, remontant lentement vers ma gorge, la caressant avant de venir la mordiller doucement. Bon, j’avoue que je mourais d’envie de répondre à ses avances, mais là, je ne pouvais pas !
 
- Pas maintenant, Melian. J’ai trop mal.
- Laisse-moi faire, alors. Je serais très douce, promis.
- Te laisser faire ? Mais…
- Oh, arrête de jouer les mâles dominants ! Il n’y a aucune honte à se retrouver en dessous.
- Je n’ai pas l’habitude, moi !
- Bon sang, c’est à se demander ce que tu as bien pu faire pendant tes mille six cents vingt-quatre ans d’existence ! Si tu n’as pas envie qu’on fasse l’amour, dis-le tout de suite au lieu de me laisser espérer !
- Tu parles si j’en ai envie !...
- Alors sois mignon et laisse-toi faire.
 
Bah, après tout, pourquoi pas ?...



___________________________________________


Comme vous avez pu le constater, avec ce chapitre commencent les ennuis ! **



Le prochain chapitre ne devrait pas trop tarder ! 8D

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MessagePosté le: Mar 30 Aoû 2011 - 17:50    Sujet du message: Chroniques de la Nouvelle Lune Répondre en citant

Une soeur jumelle ! Tu nous l'avais caché celle-là ! Vivement une gentille petite visite !!
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MessagePosté le: Mer 31 Aoû 2011 - 12:02    Sujet du message: Chroniques de la Nouvelle Lune Répondre en citant

Gaaaaah on aaa uneee tata sanguinnaaaaire,trow bieeeen! *\o\* *\o/* */o/*
Aveu' Aveu'!o/"Apprend mwa a etre aussi cruelle que toi!" XD

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yoruichi
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MessagePosté le: Mer 31 Aoû 2011 - 15:28    Sujet du message: Chroniques de la Nouvelle Lune Répondre en citant

Ca pue l'carnage à plein nez *-*
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‎"Quand je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être quand je serais grand... J'ai écrit "Heureux !"... Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie.”
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:25    Sujet du message: Chroniques de la Nouvelle Lune

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